Pourquoi signaler ?
Sur la Côte d'Azur et dans l'arrière-pays des Alpes-Maritimes, quelques lieux concentrent l'essentiel des visites pendant que des centaines d'autres, tout aussi beaux, restent déserts. CalmAzur affiche l'affluence des lieux touristiques en temps réel pour rééquilibrer cette fréquentation. Et ce rééquilibrage ne tient qu'à une chose : les signalements que les visiteurs déposent, les uns pour les autres.
Le surtourisme n'est pas un problème de nombre, mais de concentration
Les Alpes-Maritimes n'ont pas trop de visiteurs. Elles en ont trop au même endroit, au même moment. Le même week-end, une calanque déborde pendant qu'une crique voisine reste vide ; un sentier est piétiné pendant qu'un autre, à vingt minutes, n'a croisé personne.
Un site saturé, ce n'est pas seulement une file d'attente et un parking plein. C'est :
- des sentiers qui s'élargissent à force d'être contournés, une érosion qui met les racines à nu et que rien ne répare avant plusieurs années ;
- une végétation piétinée — les plantes du littoral et de moyenne montagne sont fragiles et lentes à revenir ;
- une faune dérangée au pire moment : nidification, mise bas, périodes où le dérangement répété fait abandonner un site à une espèce ;
- des déchets au-delà de ce que les ramassages peuvent absorber ;
- des files de voitures moteur tournant, sur des routes étroites, avec le risque d'incendie que cela suppose en été sur des sols secs.
Le même nombre de visiteurs répartis sur dix lieux, ce n'est pas dix fois le problème : c'est dix fois moins de pression sur chacun. Un milieu naturel encaisse une fréquentation régulière ; il ne se remet pas d'une saturation répétée.
Pourquoi nous avons créé CalmAzur
Nous ne voulons demander à personne de rester chez soi. Le tourisme fait vivre ce territoire, et ces paysages sont faits pour être vus.
Ce que nous voulons, c'est déplacer la foule plutôt que la réduire : montrer en temps réel où il y a du monde, et proposer, à côté, des lieux tout aussi beaux où il n'y en a pas. Tout le monde y gagne — le visiteur qui trouve une place et du calme, la commune dont le site le plus fragile souffle un peu, et les lieux moins connus qui reçoivent enfin des visites.
Signaler l'affluence : pourquoi nous avons besoin de vous
Il n'existe aucun capteur au bord d'une calanque, aucun tourniquet à l'entrée d'un sentier, aucune caméra sur un col. L'affluence réelle d'un lieu naturel, personne ne la mesure. La seule source d'information fiable, c'est la personne qui s'y trouve.
C'est pour cela que ce site est collaboratif de bout en bout : sans compte, sans publicité, sans revente de données, et sans autre source que vous. Une carte qui n'est pas alimentée est une carte vide — et une carte vide n'aide personne à mieux répartir sa visite.
Vous connaissez sans doute le principe : une application de circulation routière ne sait rien du trafic tant que personne ne roule en l'utilisant. Ici, c'est exactement pareil, à la différence près que ce qu'on protège au bout de la chaîne, ce ne sont pas des minutes de trajet, mais des milieux naturels.
Ce que change concrètement votre signalement
- Dans l'heure qui suit, le lieu change de couleur sur la carte pour tous ceux qui le consultent. Un signalement reste valable 2 à 4 heures selon le type de lieu, le temps que l'information ait encore un sens.
- Quelqu'un qui s'y rendait voit qu'il y a foule, et reçoit aussitôt des alternatives proches et moins fréquentées. Une voiture de moins sur la route du site saturé, un visiteur de plus sur un lieu qui l'attendait.
- À force de signalements, les habitudes de fréquentation d'un lieu se dessinent : les estimations affichées quand personne n'a encore signalé deviennent plus justes. Ce que vous signalez aujourd'hui sert encore dans plusieurs semaines.
Les offices de tourisme référencés sur la carte peuvent eux aussi déposer des signalements : ils voient passer les visiteurs et connaissent l'état du terrain.
Signalez aussi quand la fréquentation est faible
C'est le réflexe qui manque le plus. On pense à signaler quand on est coincé dans la foule, beaucoup moins quand on a le site pour soi.
Pourtant, un signalement « peu de monde » est le plus utile de tous : c'est lui qui permet de proposer ce lieu comme alternative à quelqu'un d'autre. Sans lui, un endroit calme reste invisible, et la foule continue d'aller là où elle a l'habitude d'aller.
Dix secondes, sans compte et sans donnée personnelle
Signaler l'affluence, c'est trois gestes depuis la fiche d'un lieu, sur place. Pas de compte, pas d'adresse e-mail, pas de profil : nous ne savons pas qui vous êtes et nous ne cherchons pas à le savoir.
Votre position sert uniquement à vérifier que vous êtes bien sur le lieu — un signalement à distance fausserait la carte pour tout le monde — et n'est conservée qu'en version approximative, le temps du signalement. Le détail figure dans notre politique de confidentialité.
Une carte qui vaut ce que ses contributeurs y mettent
Chaque signalement est un petit service rendu à des inconnus, et à des lieux qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes. Dix secondes de votre visite pour éviter à quelqu'un un parking plein, et à un sentier quelques centaines de pas de trop.
Vous êtes sur place ? Signalez. C'est tout ce que nous vous demandons.